Le 24 novembre, le Dr Max Kälin, docteur en médecine et en philosophie, a donné une conférence intitulée « Constantes fondamentales, neurones et cognition » à la Société des sciences naturelles de Zurich (ngzh).
Constantes fondamentales, neurones et cognition
La découverte des constantes physiques fondamentales est historiquement une réalisation du système nerveux central humain, dont le neurone est l’unité fonctionnelle. Constantes et neurones sont liés : qualitativement, tous deux sont fondamentaux par nature.
Quantitativement, le neurone se situe, de manière logarithmique, au milieu des limites spatiales de l’observation : la longueur de Planck à l’extrême et l’horizon des particules, frontière de l’univers observable, à l’extrême.
Cette relation quantitative unit les constantes fondamentales et les neurones, et inversement.
La capacité cognitive humaine est inconcevable sans l’évolution de la vie. Celle-ci dépend, à son tour, de molécules biologiques stables, qui ne pourraient exister si les constantes fondamentales n’avaient pas leurs valeurs actuelles (principe anthropique). En bref, pas de neurones, pas de constantes fondamentales ; pas de constantes fondamentales, pas de neurones.
On pense alors à l’ouroboros de l’Antiquité, le serpent qui se mord la queue.

Homo Vitruvianus, le célèbre dessin de Léonard de Vinci (vers 1490).
La conférence est disponible en vidéo ici (en allemand)
